A moins d’une semaine des élections locales au Togo, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) a investi, le 10 juillet, les localités de Klo-Mayondi, Womé et Tové Ati dans Kloto 1 avec un message sans détour : offrir à Kpalimé une gouvernance locale nouvelle, plus rigoureuse et centrée sur les besoins des citoyens.
Dans les villages traversés, les discours se veulent directs. A la tête de la délégation, Emmanuel Kodjo Agano, troisième adjoint au maire sortant, dénonce une gestion qu’il juge inefficace. « Beaucoup de choses pourraient être faites avec ce que nous avons, mais la volonté fait défaut », affirme-t-il devant un public attentif.
Des ressources mal exploitées ?
Parmi les voix les plus audibles ce jour-là, celle de Parfait Dogbévi, également candidat, qui s’est attaqué à la gestion du budget communal, estimé à environ 400 millions F CFA.
« Avec un tel budget, on peut acquérir du matériel comme un grader à 35 millions et entretenir nos routes. La cascade de Womé a rapporté 18 millions en une seule année. Les transporteurs de sable paient des taxes… Où va tout cet argent ? », questionne-t-il avec insistance.
Selon lui, les désagréments vécus par les habitants, comme l’érosion ou l’état des infrastructures, ne sont pas des fatalités. « Ce sont des problèmes connus, identifiables, qui peuvent être réglés par une planification budgétaire responsable », estime-t-il.
Pour Emmanuel Agano, la priorité, c’est aussi de rapprocher l’administration des citoyens. S’il est élu, il annonce l’ouverture d’une mairie annexe à Fiokpo, afin que les habitants n’aient plus à faire le déplacement jusqu’à Kpalimé pour les démarches de base.
Autre point soulevé : la gestion des recettes issues du marché du Château, que le candidat estime à environ 120 millions FCFA par an. « Cette manne financière mérite d’être suivie de près. Le vote est le seul moyen de réclamer des comptes », insiste-t-il.
La DMP se veut une alternative sérieuse, rassemblant des profils ancrés localement, familiers des réalités du terrain. Face à ce qu’elle décrit comme de la stagnation, elle propose une gestion plus participative, plus lisible et axée sur les résultats.
« Ceux qui pensent que seul le parti au pouvoir peut faire avancer les choses se trompent. Le changement est possible, mais il passe par les urnes », conclut Emmanuel Agano.
La tournée s’est achevée par un rappel des consignes de vote pour éviter les erreurs le jour du scrutin. Pour la DMP, le 17 juillet représente une occasion décisive de replacer la commune de Kloto 1 sur la voie d’un développement équitable et transparent.




























