La commune de Kloto 2, la plus petite de la préfecture de Kloto, aborde une nouvelle phase de sa gouvernance locale. Elu maire à sa tête, à l’issue du dernier renouvellement des exécutifs communaux, Kodzo Mawuena Eho affiche une ambition, celle de transformer cette commune rurale en un modèle de gestion locale et de développement inclusif.
Adjoint au maire dans la précédente mandature, l’homme politique du Cercle des leaders émergents (CLE), par ailleurs financier et inspecteur des finances publiques stagiaire, entend capitaliser sur son expérience pour impulser un nouveau souffle à cette collectivité.
Une vision articulée autour de quatre axes
Le maire Eho décline son projet de société locale en quatre axes stratégiques : la modernisation des infrastructures de base, le développement de l’économie locale et de l’emploi, la gouvernance participative et citoyenne, ainsi que la mobilisation optimale et sécurisée des recettes communales.
« On ne peut pas réussir sans boussole », explique-t-il, évoquant la nécessité d’élaborer un Plan de développement communal (PDC) comme instrument de pilotage. Pour lui, il s’agit avant tout d’amener les populations à s’approprier la gestion locale : « Il faut que la commune devienne la chose de la commune. Quand les habitants s’intéressent à la modernisation et à la création de richesse, ils deviennent acteurs du développement ».
Des défis structurels à relever
Si la vision est claire, le maire reconnaît les limites actuelles de la commune, notamment en matière de recettes locales. Kloto 2, dit-il, « n’est pas une commune pauvre, mais une commune qui n’a pas encore mobilisé de manière optimale ses ressources ».
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Les affaires domaniales, les activités commerciales et les sites touristiques comme la cascade constituent des gisements économiques encore sous-exploités. A peine 10 % des recettes potentielles seraient aujourd’hui collectées. « Il faut renforcer les services de recouvrement et instaurer un service performant au contribuable pour stimuler la participation citoyenne », souligne-t-il.

Parmi les obstacles évoqués figurent aussi le manque de ressources humaines qualifiées et la nécessité de moderniser l’administration locale. L’édile plaide pour un renforcement des effectifs et des compétences, dans l’esprit d’une gestion axée sur les résultats : efficacité, efficience et transparence.
Finie « la construction anarchique » !
Kodzo Mawuena Eho insiste sur la transparence comme socle de la crédibilité de la commune. « La transparence, c’est ce qui permet d’avoir la confiance des partenaires et de la population. C’est le gage de la performance et de l’excellence », confie-t-il.
Le maire prévoit également de renforcer les relations avec la diaspora et les ressortissants de Kloto 2, qu’il appelle à soutenir financièrement et matériellement les projets communaux. « Tous les fonds de concours seront utilisés dans le respect de la volonté des donateurs. Ils recevront régulièrement des comptes rendus, car la redevabilité est un principe sacré », promet-il.
Le nouvel exécutif vise à faire passer Kloto 2 du statut de commune rurale à celui de commune semi-urbaine. « Il suffit d’un plan directeur d’urbanisation et d’une meilleure planification pour mettre fin à la construction anarchique », assure le maire.
Il en appelle à la mobilisation de tous : « Seul, je ne pourrai pas. A onze conseillers, nous ne pourrons pas. Mais avec les plus de 30 000 habitants de Kloto 2, les ressortissants et la diaspora, nous pouvons relever les défis ».




























