APGAF : développer durablement la filière gingembre et autonomiser les femmes de Kloto

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Des femmes productrices de gingembres. Tové Dzigbé. 15/10/2026 ©️ Le clik
Des femmes productrices de gingembres. Tové Dzigbé. 15/10/2026 ©️ Le clik

L’Association pour le développement des initiatives locales au Togo (ADIL Togo) et ses partenaires ont lancé le projet d’Appui à la production durable du gingembre et à l’autonomisation économique des femmes productrices (APGAF), le jeudi 15 octobre à Tové Dzigbé, dans la préfecture de Kloto.

Le projet a été présenté à l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale, en présence d’une cinquantaine de femmes productrices, transformatrices et commerçantes de Kpalimé et de ses environs ainsi que du maire de Kloto 1, Apelete Atigaku.

Soutenu par l’organisation canadienne Solidarité union coopération (SUCO) dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF), l’initiative entend renforcer durablement les revenus des productrices en agissant sur les différentes étapes de la filière : la production du gingembre, la transformation, la commercialisation.

Produire comme une entreprise, tout en préservant les sols

Koffi Samati, le directeur exécutif d’ADIL Togo, a indiqué que l’autonomisation économique des femmes passe par une meilleure gestion de leurs activités agricoles. Il les a exhortées à considérer la production du gingembre comme une entreprise, en s’appuyant sur un compte d’exploitation, une maîtrise des coûts et l’amélioration des rendements grâce à des techniques adaptées.

L’accompagnement privilégie également les pratiques agroécologiques, notamment l’utilisation du compost et la réduction, voire l’abandon, des pesticides. Selon le responsable d’ADIL Togo, ces produits peuvent persister dans les sols et se retrouver dans les aliments consommés par les populations. La déforestation et certaines pratiques agricoles figurent aussi parmi les facteurs évoqués dans les échanges autour des changements climatiques.

Quelques produits exposés dont le gingembre et ses dérivés
Quelques produits exposés dont le gingembre et ses dérivés

Les productrices sont par ailleurs encouragées à utiliser des équipements adaptés, tels que les faucheuses et les sarcleuses, afin de faciliter les travaux agricoles. L’objectif est de concilier amélioration de la production et préservation de l’environnement.

De la récolte au marché, créer davantage de valeur

Le projet APGAF entend favoriser la transformation du gingembre en jus, en poudre et en d’autres produits dérivés. Cette étape doit permettre d’accroître la valeur ajoutée de la récolte et d’élargir les possibilités de revenus pour les femmes.

Pour Koffi Samati, le développement de la filière repose sur la complémentarité entre production, transformation et commercialisation. Il a notamment insisté sur la nécessité pour les productrices de mieux connaître leurs marchés avant de produire, afin d’adapter les quantités aux besoins des acheteurs.

Cette démarche implique de renforcer les compétences en marketing et de développer des relations partenariales entre productrices, transformatrices et commerçantes.

Les échanges ont permis aux femmes de s’informer sur les conditions d’accès aux crédits et aux services financiers adaptés à leurs activités. Cette dimension financière est considérée comme un levier pour soutenir la production, la transformation et la vente des produits issus du gingembre.

La représentante pays de SUCO, Simone Zotchi
La représentante pays de SUCO, Simone Zotchi

La représentante pays de SUCO, Simone Zotchi, a souligné que le projet s’inscrit dans la volonté de promouvoir une agriculture durable et de renforcer l’indépendance économique des femmes productrices.

Les participantes ont exposé plusieurs difficultés qui affectent leurs activités, notamment l’accès limité aux terres, le manque de lieux de vente, les maladies qui touchent les cultures, les périodes de sécheresse et l’insuffisance de main-d’œuvre.

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