Quarante éleveurs de lapins des préfectures de Kloto et d’Agou participent, du 13 au 15 mai à Kpalimé, à une formation de renforcement de capacités sur les techniques améliorées d’élevage cunicole. L’initiative se déroule au Centre d’incubation et de ressources en agrobusiness (CIRAB-Tsessi) avec l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP).
La session est organisée par la Chambre régionale d’agriculture des Plateaux en collaboration avec le cabinet Conseils Agricoles, Environnement et Entrepreneuriat (CAE Entrepreneuriat). Elle porte sur la conduite d’élevage, l’alimentation, la santé animale, la reproduction ainsi que la gestion des activités génératrices de revenus.
Les bénéficiaires, déjà engagés dans l’élevage de lapins, sont confrontés à plusieurs difficultés techniques, notamment les mortalités fréquentes, le retard de croissance des lapereaux et la faible maîtrise des techniques modernes d’alimentation et de suivi sanitaire.
Selon les responsables du projet, cette formation vise à professionnaliser les producteurs afin d’améliorer la productivité des élevages et répondre à une demande de plus en plus forte en viande de lapin.
Le président de la Chambre régionale d’agriculture des Plateaux, Koffi Koussodou, a indiqué que cette initiative répond aux besoins exprimés par les éleveurs eux-mêmes.
« Il faut toujours être recyclé pour être à la page », a-t-il déclaré, tout en invitant les participants à considérer davantage l’agriculture comme une véritable profession capable de créer des emplois et de générer des revenus.
Le directeur du cabinet CAE Entrepreneuriat, Komi Bahe, a salué l’accompagnement du FNAFPP dans la mise en œuvre du projet. Il a précisé que la formation sera essentiellement pratique grâce aux unités de production du CIRAB-Tsessi mises à disposition des participants.
Les modules permettront aux éleveurs de mieux maîtriser les techniques d’alimentation, d’hygiène et de prévention des maladies, qui constituent les principales difficultés rencontrées dans les exploitations.
La formation abordera également le choix des races adaptées au climat tropical ainsi que les stratégies de commercialisation à travers les outils numériques et la recherche de débouchés.
Les participants seront notamment initiés à la préparation de provendes à base de ressources locales disponibles dans la région, comme les drêches de maïs, le son de riz, le soja ou encore certains résidus agricoles.
Les bénéficiaires devraient être capables d’améliorer significativement leur production après la formation. Les promoteurs estiment qu’un éleveur appliquant correctement les techniques acquises pourrait doubler son effectif de lapins en moins de six mois.

Représentant le secrétaire exécutif du FNAFPP, Enyonam Kwaku, responsable communication et relations publiques de l’institution, a exhorté les bénéficiaires à s’investir pleinement dans la formation afin de développer leurs exploitations et contribuer à la dynamique économique locale.




























