Des professionnels de santé de la région des Plateaux ont pris part, lundi 11 mai à Kpalimé, à une session de renforcement des capacités sur les règles de prise en charge des bénéficiaires de l’Assurance maladie universelle (AMU).
La rencontre, ouverte par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Tessi, réunit des acteurs des districts sanitaires de Kloto, Agou, Kpélé, Danyi, Amou et Ogou. Médecins, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, assistants médicaux et agents de facturation issus des secteurs public, privé et confessionnel y participent.
L’objectif est de renforcer la maîtrise des procédures de prise en charge des assurés, des référentiels de soins et des outils de gestion afin d’améliorer la qualité des prestations offertes aux bénéficiaires de l’AMU.
Selon le ministre Jean Mari Tessi, cette campagne intervient dans un contexte où certaines insuffisances ont été relevées dans les structures sanitaires, notamment des erreurs dans l’application des règles de prise en charge, des irrégularités dans les prescriptions ou encore une mauvaise utilisation des outils de facturation.
« La persistance de certaines pratiques peut fragiliser la confiance des bénéficiaires et affecter la qualité des services », a-t-il indiqué.
Le gouvernement togolais a engagé depuis plusieurs années des réformes visant à garantir un accès plus équitable aux soins de santé. Après la couverture maladie obligatoire des agents publics lancée en 2011, le pays a adopté en 2021 la loi portant Assurance maladie universelle afin d’étendre progressivement la protection sociale en santé à l’ensemble de la population.

La responsable de la division des affaires médicales à l’AMU-CNSS, Dr Claire Assima, a expliqué que les échanges portent notamment sur les règles de délivrance des soins, les procédures de prescription, le remplissage correct des feuilles de soins et les pratiques à éviter dans le traitement des dossiers.
Elle a insisté sur l’existence de manquements observés lors des contrôles de facturation, notamment des erreurs administratives et certains cas de fraude. D’après elle, ces sessions visent à renforcer l’accompagnement des prestataires afin d’assurer la pérennité du système.
Pour les organisateurs, cette campagne doit également contribuer à réduire les litiges entre assurés et structures sanitaires, tout en favorisant une meilleure qualité d’accueil et de prise en charge des patients.
La campagne nationale de recyclage des prestataires de soins se poursuit dans les différentes régions sanitaires du pays. Plus de 2 300 professionnels de santé sont attendus à travers le territoire national.































