Médias : France 24 sous la menace de sanctions au Togo

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France 24

La liberté d’information au Togo est mise à rude épreuve. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a adressé une mise en demeure sévère à France 24, le 27 juin 2024. Elle accuse la chaîne française de « traitement inéquitable de l’information et diffusion de fausses nouvelles ».

Cette décision fait suite à une plainte déposée par le directeur général du Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) de Lomé après la diffusion d’un reportage dans le ‘Journal Afrique’ du 25 juin.

Les accusations portées contre France 24 sont : non-obtention de l’autorisation de tournage, publication de faits non vérifiés, et absence de confrontation avec l’administration du CHU. Ces manquements, selon la Haac, constituent une violation des règles d’éthique et de déontologie journalistiques.

Le président de l’institution de régulations des médias, Pitalounani Télou, a souligné que de telles inexactitudes nuisent à l’image du CHU-SO et du Togo, et enfreignent les principes fondamentaux du journalisme. Il a averti que des mesures appropriées, incluant la suspension du droit de diffusion de France 24 sur le territoire national, seraient envisagées si ces pratiques persistaient.

Cette mise en demeure intervient après des avertissements similaires adressés à d’autres médias étrangers. En mai, la RFI avait également été mise en demeure pour des motifs similaires.

En parallèle, la Haac a annoncé de nouvelles procédures strictes pour l’obtention d’accréditations pour les médias étrangers. Depuis le 26 juin, les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant l’événement, sauf en cas d’urgence. Les médias doivent désigner un journaliste ou un technicien qualifié comme envoyé spécial. Cette mesure suit la suspension des accréditations en avril, mise en place lors des élections régionales et législatives, après l’arrestation et l’expulsion d’un journaliste français accusé d’activisme.

La Haac a également exigé une correction du reportage incriminé et attend une réponse de France 24 sous sept jours. Cette série de mises en demeure et de nouvelles contraintes n’est qu’une illustration partielle des tensions croissantes entre les autorités togolaises et les médias étrangers.

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