Le président Faure Gnassingbé a promulgué la nouvelle Constitution togolaise le 6 mai 2024, marquant ainsi une étape majeure dans la vie institutionnelle du pays. Le texte, voté en seconde lecture le 19 avril dernier, transforme le régime semi-présidentiel en un régime parlementaire.
Dans un communiqué officiel, la présidence togolaise a annoncé que cette révision constitutionnelle renforce la démocratie en attribuant l’essentiel des pouvoirs exécutifs à un Président du Conseil des ministres. Ce dernier, nommé par décret présidentiel, dirigera le gouvernement et représentera le Togo à l’étranger.
En parallèle, la constitution prévoit un poste de président de la République, élu par l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois.
Cette réforme constitutionnelle a été vivement contestée par des entités de l’opposition et de la société civile, qui dénoncent un coup d’État constitutionnel. Malgré des appels à manifester, les autorités ont interdit toute manifestation. Le Front citoyen Togo Debout, dirigé par le Professeur David Dosseh, a récemment exprimé sa contestation lors d’un meeting autorisé à Lomé.
Le Président de la République, Son Excellence Monsieur @FEGnassingbe , a procédé ce jour à la promulgation de la Loi numéro 2024-005 portant révision de la Constitution togolaise, marquant ainsi une nouvelle étape dans la vie institutionnelle de notre pays et dans le renforcement… pic.twitter.com/ZwTpCarqKI
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) May 6, 2024


























