Les Reines Mères du Grand Kloto mobilisées pour l’accès aux actes d’état civil

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Des Reines Mères présentes au panel de la GIZ. Kpalimé, 31 07 2025
Des Reines Mères présentes au panel de la GIZ. Kpalimé, 31 07 2025

Les Reines Mères du Grand Kloto ont mené, du 29 au 30 juillet 2025, aux côtés d’agents de santé et d’agents d’état civil, une campagne de sensibilisation sur l’importance des actes civils. Elle s’est déroulée à Kpalimé, Agou, Danyi et Kpélé dans le cadre de la Journée internationale de la femme africaine célébrée le 31 juillet.

A travers des séances tenues en langues locales, elles ont insisté sur l’importance de documents comme l’acte de naissance et le mariage civil, essentiels pour l’accès aux droits fondamentaux, à la scolarisation ou encore aux élections.

« Les femmes ont compris qu’elles étaient en retard sur un certain nombre de choses essentielles comme l’enregistrement des naissances ou le mariage civil », témoigne Aku Agbedzi, ancienne maire de Kloto 1 et désormais Reine Mère.

L’initiative, appuyée par la coopération allemande via son projet Dezɔ, a été bien reçue. Selon une autre Reine Mère présente sur le terrain, plusieurs participantes ont pris contact avec les agents d’état civil après les échanges. « Pour certaines femmes, c’était une première. Elles étaient fières et motivées à régulariser leur situation. »

Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la 51e Journée internationale de la femme africaine (JIFA), célébrée le 31 juillet à Kpalimé par une conférence-débat sur le thème : « La femme africaine d’antan et la femme africaine d’aujourd’hui : entre continuité et transformation ».

Organisée en partenariat avec le ministère de l’Action sociale, la rencontre a réuni une soixantaine de participantes : Reines Mères, chefs traditionnels, acteurs sociaux et représentants communaux. L’objectif : valoriser le rôle central des femmes dans les dynamiques communautaires, souvent invisibles dans les espaces décisionnels.

« Les Reines Mères sont bien plus que des figures symboliques. Elles assurent la cohésion sociale, règlent les conflits et préservent les valeurs communautaires », a rappelé Dany Claire Nkurikiye, cheffe du projet Dezɔ.

Elle a également salué la récente décision gouvernementale de réduire de moitié la caution pour les candidatures féminines aux élections locales : un signal encourageant en faveur de la participation politique des femmes.

Pour Winny Dogbatsè, maire de Kloto 1, cette mobilisation montre que les figures traditionnelles féminines ont toute leur place dans le développement local :

« C’est grâce à nos mamans que nous sommes devenus des élites. Aujourd’hui, les femmes incarnent la paix, même dans les plus hautes sphères administratives ».

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