Bas-Mono : l’exercice de simulation « Mia Dzrado » teste la capacité de réponse aux catastrophes

0
195
« Mia Dzrado », vue partielle de la simulation
« Mia Dzrado », vue partielle de la simulation

La préfecture du Bas-Mono a officiellement lancé, le lundi 15 juin, l’exercice de simulation multirisques grandeur nature dénommé « Mia Dzrado », une initiative destinée à renforcer les capacités de préparation et de réponse des acteurs locaux face aux catastrophes. Bien que les activités techniques aient débuté depuis le 8 juin, cette cérémonie marque le lancement officiel de l’opération qui se poursuivra jusqu’au 18 juin.

Placée sous la coordination des autorités préfectorales, avec l’appui de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et de plusieurs partenaires, cette simulation mobilise les services de l’Etat, les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, les acteurs humanitaires ainsi que les communautés locales autour d’un scénario inspiré des risques récurrents auxquels est confrontée la préfecture.

Une inondation majeure simulée dans plusieurs localités

Baptisé « Mia Dzrado », qui signifie « Soyons prêts » en langue locale, l’exercice repose sur un scénario de crue soudaine du fleuve Mono. Dès les premières heures de la journée, les participants ont été plongés dans une situation de catastrophe simulée, avec le déclenchement d’une alerte faisant état du débordement du fleuve et de l’inondation de plusieurs localités, notamment Afomonou, Agoméglozou et Togbodji.

Selon le scénario élaboré pour l’exercice, l’alerte est donnée à la suite de la montée des eaux, entraînant la convocation en urgence de la plateforme préfectorale de gestion des catastrophes. Un bilan provisoire fictif établi par l’ANPC fait état d’environ 1 000 victimes affectées par les inondations.

Pour rendre l’exercice encore plus réaliste, une composante sanitaire a été intégrée avec la simulation d’une trentaine de cas de diarrhée parmi les populations sinistrées. Cette situation permet de tester les mécanismes de surveillance épidémiologique et les capacités de réaction du système sanitaire face à un risque de propagation de maladies hydriques.

Evaluer la coordination entre tous les acteurs

L’objectif principal de « Mia Dzrado » est de mesurer l’efficacité des dispositifs d’intervention et la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des urgences.

A cet effet, les services de santé, les forces de défense et de sécurité, la Croix-Rouge togolaise, les communes Bas-Mono 1 et Bas-Mono 2 ainsi que plusieurs structures techniques ont été mobilisés.

Sur le terrain, les équipes ont procédé à diverses opérations simulées, notamment l’évacuation des victimes, l’installation de dispositifs de prise en charge médicale, l’identification des personnes vulnérables et l’organisation de l’assistance humanitaire. Les mairies concernées ont également activé leurs plans communaux de sauvegarde afin de tester leur fonctionnalité en situation de crise.

Identifier les faiblesses avant une catastrophe réelle

L’exercice a volontairement intégré plusieurs difficultés afin de pousser les intervenants à faire face à des situations complexes et à prendre des décisions rapides. Parmi les défis simulés figurent les difficultés d’hébergement des sinistrés, nécessitant l’identification de sites d’accueil alternatifs, notamment des établissements scolaires pouvant servir d’abris temporaires.

« Mia Dzrado », séance de sensibilisation sur les VBG
« Mia Dzrado », séance de sensibilisation sur les VBG

Les participants ont également dû anticiper les besoins urgents en eau potable, en vivres et en kits d’hygiène, tout en gérant les risques sanitaires liés aux maladies d’origine hydrique.

Pour les organisateurs, l’enjeu est de mettre à l’épreuve les mécanismes existants afin d’identifier les insuffisances éventuelles et de renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des catastrophes.

Un outil de préparation pour protéger les populations

Prévu pour s’achever le 18 juin, l’exercice mobilise plus de 300 acteurs et figurants. Des points de situation réguliers, des évaluations conjointes et des activités de sensibilisation des populations sont programmés tout au long de l’opération.

Les enseignements tirés de cette simulation serviront notamment à améliorer les plans locaux de gestion des catastrophes et à actualiser le dispositif ORSEC préfectoral.

A travers « Mia Dzrado », les autorités entendent renforcer la culture de prévention des risques et préparer efficacement les communautés du Bas-Mono à réagir face à d’éventuelles catastrophes naturelles.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici