Les écoles du Togo ont rouvert leurs portes ce 15 septembre pour la rentrée scolaire 2025-2026. Partout dans le pays, l’animation des premières heures laisse voir des élèves en uniformes, des enseignants à leur poste et des parents encore préoccupés par les inscriptions et les fournitures.
A Kpalimé, dès l’aube, des élèves en uniforme, corsages blancs et jupe ou pantalons kaki envahissent les rues. Roger, apprenant en deuxième année de BT génie civil au CRETFP, se réjouit de retrouver ses camarades. « Les vacances se sont bien déroulées. Nous avons visité des lieux et participé à beaucoup d’activités. Je reprends les cours avec fierté. Il me manque juste quelques outils de travail », confie-t-il.
Dans la cour de l’EPP Atakpamé Kodzi, le décor est tout autre : alignés par classes, les élèves entonnent l’hymne national. Tout près, des parents attendent dans la cour de l’école avec les dossiers d’inscription en mains. Komi s’impatiente :
J’étais venu inscrire mon enfant la semaine passée mais son nom ne figure pas sur la liste. Donc je suis là pour trouver une solution.
Balais, seaux et pelles s’invitent aussi dans la rentrée. Certains élèves nettoient leurs salles de classes et d’autres entretiennent la cours de l’école.
Plus loin, à Kuma Apoti, un village perché à une vingtaine de kilomètres de Kpalimé, l’ambiance de reprise est marquée par la solidarité. Faute de moyens, plusieurs élèves se présentent sans fournitures. « Certains élèves n’ont encore rien pour écrire », déplore une enseignante de CE2. Heureusement, une ONG distribue surplace des kits scolaires pour alléger la charge des parents.
Rituel institutionnel
Dans la préfecture de Kloto, une délégation conduite par le gouverneur de la région des Plateaux, le général de brigade Dadja Maganawé, a sillonné plusieurs établissements dont le CEG Agomé, le CEAA de Kpalimé. Partout, les directeurs d’école sont prêts à rassurer.
Face aux élèves, le gouverneur a transmis le message des autorités : « L’Etat reste engagé à créer les conditions nécessaires pour que chaque élève puisse apprendre dans un cadre adapté. Je vous exhorte, enseignants, à poursuivre vos efforts pour l’éducation de nos enfants, et vous élèves, à cultiver l’assiduité et le respect ».
Mais au-delà des discours officiels, la rentrée se vit surtout dans les yeux pétillants des élèves. A Kuma Apoti, une petite fille serre contre elle un cahier flambant neuf reçu d’une ONG. A Kpalimé, Roger, malgré son sac à moitié rempli, rêve déjà de réussir son année.






























