A la faveur de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le film documentaire « Femmes des Terres » a été projeté dans la nuit du lundi 9 mars dans le quartier Kpodzi-Novissikomé, dans la commune de Kloto 3.
L’initiative est portée par l’association Ingénierie-Action et Genre pour la Résilience Économique et Écologique Durable (INGREED). Elle vise à sensibiliser les femmes sur leurs droits et sur les défis auxquels elles sont confrontées dans le secteur agricole et dans leur quotidien.
D’une durée d’environ une heure, le documentaire propose un regard croisé sur la réalité des femmes rurales à travers des témoignages recueillis au Togo, en France et en Bolivie. Malgré les différences culturelles et géographiques, les expériences racontées dans le film révèlent des difficultés souvent similaires.
Les défis quotidiens des femmes agricultrices
Le film met en lumière plusieurs obstacles auxquels les femmes rurales sont confrontées dans leurs activités agricoles. Les questions liées à l’accès à la terre, aux ressources financières ou encore aux droits d’héritage y occupent une place importante.
Selon Clémentine Avossé, l’une des actrices du documentaire, ces difficultés sont en grande partie liées à des pratiques sociales profondément ancrées.
« Dans de nombreuses sociétés, l’agriculture reste marquée par le patriarcat. L’accès au foncier est souvent réservé aux hommes, ce qui limite les possibilités pour les femmes de développer pleinement leurs activités agricoles », explique-t-elle.
Le documentaire aborde également la problématique des violences basées sur le genre, notamment les violences conjugales et les discriminations auxquelles certaines femmes peuvent être confrontées dans leur environnement familial ou professionnel.
Malgré ces défis, le film met en avant la détermination des femmes rurales à s’imposer dans un secteur longtemps dominé par les hommes. Les témoignages présentés illustrent leur capacité à transformer l’agriculture en véritable levier d’autonomie économique.
Redonner son sens au 8 mars
Pour Afeto Afua Mawusime, conseillère municipale et directrice exécutive de l’association INGREED, cette projection s’inscrit dans une tournée de sensibilisation organisée dans plusieurs quartiers et villages.

L’objectif est de rappeler le véritable sens de la Journée internationale des droits des femmes.
« Nous ne pouvons pas laisser les femmes et nos sœurs en marge de cette célébration. Le 8 mars ne doit pas se limiter au port du pagne ou aux festivités. C’est aussi un moment de réflexion sur les droits des femmes et leur autonomie économique », souligne-t-elle.
Elle estime que le documentaire permet de montrer que les femmes agricultrices, au-delà des frontières, partagent des réalités et des aspirations communes.
« Que ce soit au Togo, en France ou en Bolivie, les femmes rurales poursuivent un même combat : celui de leur liberté et de leur autonomie financière », ajoute-t-elle.
A travers cette projection, l’association INGREED entend encourager les femmes à s’inspirer des expériences présentées dans le film afin de renforcer leur place dans le secteur agricole et dans la vie économique.

Pour les organisateurs, investir dans les femmes et renforcer leurs capacités constitue un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie des familles et favoriser le développement durable des communautés rurales.
Après l’Institut français de Lomé, Kuma Dovota et Novissi Komé à Kpalimé, la tournée de projection va se poursuivre à Kuma Apoty et à Yokélé.






























