
L’atelier de capitalisation des actions de sensibilisation communautaire contre les violences basées sur le genre (VBG) s’est ouvert ce mardi 31 mars à Kpalimé. Organisée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, avec l’appui de la coopération allemande à travers le projet DeZon de la GIZ, cette rencontre fait suite à une série de formations menées en 2025 au profit des leaders communautaires.
Chefs traditionnels, leaders religieux, responsables d’organisations de la société civile, acteurs des maisons de justice et autorités locales se retrouvent ainsi pour dresser le bilan des actions de sensibilisation conduites dans leurs communautés. Objectif, analyser les expériences de terrain, identifier les bonnes pratiques, mais aussi relever les défis afin d’affiner les stratégies de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Essolabina Bakaï, a insisté sur la nécessité de consolider les acquis pour une action plus efficace.
« Toute activité mérite d’être suivie et capitalisée. La lutte contre les violences basées sur le genre est une exigence universelle que nous devons intégrer dans notre quotidien », a-t-il souligné, saluant l’engagement constant du gouvernement et de ses partenaires.

Pour la cheffe du projet DeZon, Danny Nkurikiye, cet atelier va au-delà d’un simple exercice d’évaluation. Il s’agit de « tirer des leçons concrètes, renforcer la coordination entre acteurs et améliorer l’impact des interventions ». Elle a rappelé que les actions menées en 2025, campagnes communautaires, dialogues participatifs, accompagnement des victimes, ont permis de briser le silence autour de ces violences, tout en appelant à aller plus loin.
Sur le terrain, les défis restent nombreux. Akofa Lolonyo, chargé de projet à l’association Bien-être, évoque notamment « la méconnaissance des droits par les femmes, le poids des normes socioculturelles qui freinent la dénonciation, ainsi que l’enclavement de certaines localités ». Des obstacles qui rendent indispensable une meilleure coordination et un renforcement des moyens d’action.
Malgré ces contraintes, des résultats encourageants émergent. A travers le pays, des leaders traditionnels et religieux, à l’image de Togbui Hola Victor Kpodo-Dra IV, ont multiplié les initiatives de sensibilisation, notamment contre le mariage précoce et les violences domestiques, contribuant progressivement à faire évoluer les mentalités.
L’atelier se déroule simultanément à Kara.
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