Sécurité sanitaire : le Togo renforce sa préparation face aux risques épidémiologiques, chimiques et radiologiques

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Photo de famille des paricipants à la formation destiné aux agents impliqués dans la surveillance aux points d’entrée. Kpalimé, le 04/09/2025.
Photo de famille des paricipants à la formation destiné aux agents impliqués dans la surveillance aux points d’entrée. Kpalimé, le 04/09/2025.

Le Togo renforce sa préparation face aux menaces sanitaires et environnementales. A travers la Division de la surveillance intégrée des urgences sanitaires et de la riposte (DSIUSR), le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, organise du 4 au 6 septembre 2025 à Kpalimé, une formation destinée aux agents de santé et aux acteurs non sanitaires.

Objectif, améliorer la surveillance aux points d’entrée du pays contre les maladies épidémiques, mais aussi face aux risques chimiques et radiologiques.

L’initiative, soutenue par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), réunit des acteurs sanitaires et non sanitaires venus des régions Maritime et Plateaux : agents de santé, douaniers, policiers, agents de l’immigration et de l’environnement, ainsi que des responsables d’équipes régionales et de district. Une seconde session est annoncée du 8 au 10 septembre à Kara, pour renforcer les capacités des acteurs des points d’entrée du nord du pays.

Anticiper les nouvelles menaces

« Le Togo a déjà fait ses preuves dans la détection rapide des maladies, mais il nous manquait des capacités pour identifier d’autres menaces, comme les matières chimiques ou radiologiques. Or, elles représentent aussi un danger majeur pour la santé publique. Grâce à l’appui d’Africa CDC, nous intégrons désormais ces compétences », affirme le chargé national de la surveillance aux points d’entrée, Valentin Ouyi Tante.

Il rappelle que la vigilance ne concerne pas uniquement les médecins ou les agents de santé. Les douaniers, policiers, phytosanitaires et même les volontaires communautaires jouent un rôle clé dans l’alerte et la prévention.

Les participants sont exposés à des modules allant de la surveillance épidémiologique à l’identification des signaux liés aux risques chimiques et radiologiques. Des experts, dont deux professeurs spécialisés, leur transmettent des outils pratiques, notamment l’usage de Kobocollect pour la gestion de l’information sanitaire et des exercices de simulation pour tester la réactivité des équipes.

Dolphine Buoga, agent principal de projet à Africa CDC, a salué l’engagement des autorités togolaises :

Je suis impressionnée par la mobilisation et la coopération des équipes. Africa CDC est aux côtés des Etats membres pour leur donner les moyens de détecter, rapporter et répondre rapidement aux menaces sanitaires. La vigilance doit être permanente et l’information partagée.

La cheffe de la DSIUSR, Christelle Nikiema Pessinaba, rappelle que « Le Togo a le devoir de renforcer ses points d’entrée, qui constituent une barrière essentielle contre la propagation des épidémies »

Avec ce dispositif, le Togo entend se donner les moyens de mieux affronter les menaces épidémiques comme le choléra ou la fièvre jaune, mais aussi les risques chimiques et radiologiques qui prennent de plus en plus d’ampleur à l’échelle mondiale.

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