Les élèves du village de Kuma Adamé dans la commune Kloto 3 ont reçu chacun un jeune plant fruitier, jeudi 25 juin, à l’occasion de la 4ᵉ édition de l’initiative « Un élève, un arbre », portée par l’association Ingénierie-action et genre pour une résilience économique et écologique durable (INGREED).
Avocatiers, citronniers, orangers, goyaviers, corossoliers ou encore xylopia ont été distribués aux apprenants du lycée et du cours primaire de Kuma. Ils sont invités à les planter dans leurs concessions et à en assurer le suivi. A travers cette action, l’association entend contribuer à la campagne nationale de reboisement qui vise la mise en terre d’un milliard d’arbres d’ici à 2030. Cette année, 800 plants sont prévus dans le cadre du projet qui va s’étendre aux autres établissements de kloto 3.
Pour les initiateurs, il ne s’agit pas seulement de planter des arbres. L’ambition est de faire de chaque élève un acteur de la protection de l’environnement tout en lui offrant une perspective d’autonomisation économique.
« Cette initiative ne consiste pas seulement à planter un arbre. Elle consiste à planter une opportunité, à semer l’espoir et à préparer l’avenir », a expliqué la directrice exécutive d’INGREED, Afeto Afua Mawusimé.

Selon elle, les arbres fruitiers représentent à la fois une réponse aux défis environnementaux et une source potentielle de revenus pour les familles. Les fruits pourront être consommés pour améliorer la nutrition des ménages ou vendus pour contribuer aux dépenses scolaires des enfants.
Sensibiliser à l’urgence climatique
La cérémonie a également servi de cadre à une sensibilisation sur les enjeux du changement climatique et l’importance du reboisement. Représentant la direction régionale de l’Environnement des Plateaux, l’adjudant-chef des eaux et forêts Ayî Amavizognran a entretenu les élèves sur le rôle essentiel des arbres dans la préservation des écosystèmes.
Il a notamment souligné l’importance des arbres fruitiers qui, au-delà de leur contribution à la restauration du couvert végétal, participent à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Pour les responsables d’INGREED, le véritable défi commence après la distribution. La réussite du projet dépendra de la capacité des bénéficiaires à entretenir les plants jusqu’à leur maturité.
« La réussite de cette initiative ne se mesure pas au nombre de plants distribués, mais au nombre d’arbres qui grandiront et continueront de servir les générations futures », a insisté Mme Afua Mawusimé.































