L’équipe de RDA vainqueure de Miabécan 2026

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L'ensemble des joueurs et du staff technique du RDA au moment de la remise du trophée
L'ensemble des joueurs et du staff technique du RDA au moment de la remise du trophée

La fête a commencé avec éclat, elle s’achève avec apparat. Samedi 29 août, Haady Parc a refermé des semaines de ferveur par une soirée où le show a fait son débordement. Grande finale, moyens colossaux, spectacle assuré.

Entre match d’exhibition, show musical, animations, cérémonie officielle de clôture et le match très attendu, Miabécan tire sa révérence comme elle avait fait son entrée. Au terme de cette dernière partition, l’équipe du Reste d’Afrique (RDA) soulève le trophée.

Là où il fallait être

Il y a des compétitions qui se terminent, puis il y a celles qui donnent l’impression d’avoir suspendu le temps. Miabécan appartient à la seconde catégorie.

« Je crois, après m’être rendu à toutes les compétitions organisées ces vacances, que Miabécan est la meilleure en termes de spectacle, de qualité des équipes, d’organisation et d’ambiance générale », compare Abdala, un spectateur interrogé.

Pendant des semaines, l’événement a réuni des milliers de personnes autour d’une passion, faisant de Haady Parc bien davantage qu’un terrain de football. « C’est le lieu où il fallait être », s’émerveille Antou, supportrice de RDA.

La meilleure équipe a gagné

Le RDA était annoncé comme favori et les pronostics étaient bons. Les hommes d’Éric Tchaou, leur coach fin tacticien, ont fait la misère aux autres nations engagées dans le tournoi.

C’était une équipe déterminée à aller jusqu’au bout. Face à un Cameroun venu défendre ses ambitions jusqu’à la dernière minute. Une finale, une vraie.

Les deux formations ont joué le jeu et tenu leur rang. Mais le football ne sacre qu’une seule équipe. Le Reste de l’Afrique entre dans l’histoire en décrochant sa première étoile après une victoire (3-0) : doublé de Fulbert Aziamale et but de Raymond Aziaba. Homme du match, Mohamed Sadath dit Pelé. Le RDA s’invite ainsi dans la cour des vainqueurs précédents, le Togo en 2024 et le Niger l’année suivante.

Distinctions individuelles

Avant que le RDA et le Cameroun ne se disputent les derniers honneurs, le public a eu droit à un moment aussi inattendu que savoureux : un match d’exhibition entre plusieurs figures des réseaux sociaux (Zomatchi, Kodjo le jeune, Amos Ivrivri, Bebeto Cyrille, etc.) et le comité d’organisation de Miabécan. Les influenceurs ont quitté, le temps d’un match, les écrans pour entrer sur rectangle vert. Le spectacle était partout.

Sur la pelouse, dans les tribunes et jusque dans les regards de ce public qui n’était pas venu seulement assister à une finale, mais vivre une expérience offerte par le promoteur de l’événement Atik Traore qui est reparti avec le trophée de meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations, malgré l’élimination précoce de son équipe en huitième de finale.

Pour le reste, domination écrasante de l’équipe de RDA : Jacques Aziamale désigné meilleur joueur du tournoi, Éric Tchaou élu meilleur coach, Youssouf Morou meilleur gardien, Christian Awoudor meilleur jeune joueur, et le plus beau, la coupe qui repose déjà dans leur armoire.

À Haady Parc, le football a été roi, mais il n’a jamais régné seul. La musique lui a donné le rythme. L’ambiance lui a offert des couleurs. Le talent lui a donné son âme. Et le week-end, lorsque le rideau est finalement tombé, il ne s’est pas vraiment refermé sur Miabécan. Il a plutôt laissé une porte grande ouverte sur les souvenirs, les promesses et la prochaine édition.

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