Togo vs Sierra Leone : le match d’Atik Traoré en chiffres

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Miabécan : Atik Traoré, promoteur et joueur
Miabécan : Atik Traoré, promoteur et joueur

Il a lancé son tournoi comme on lance un défi. Puis il envoie le ballon au fond des filets comme on signe une promesse. Miabécan ou Atik Traoré, choisissez ! L’un veut dire l’autre, de toute façon. Promoteur dans les coulisses, capitaine sur la pelouse, le numéro 13 a transformé la Sierra Leone en premier témoin d’une soirée où les chiffres ont décidé de s’étirer.

Le football adore les symboles. Atik Traoré, lui, a toujours du bol. Mardi à Haady Parc, face à un adversaire difficile à manœuvrer, le capitaine de la sélection togolaise, version Miabécan, a signé une prestation digne de son rang.

Les stats de l’ancien académicien de Montpellier, pour ce match de la première journée, racontent qu’il a disputé la quasi-intégralité de la partie, sorti seulement dans les dernières secondes du temps additionnel (+3).

Pour cette rencontre, il réussit 17 passes, contre 3 ratées. Devant les buts, Atik Traoré tente sa chance à 3 reprises : 2 tirs cadrés dont le penalty transformé, style Neymar Junior.

L’attaquant remporte 3 duels, récupère 3 ballons précieux, effectue 2 dribles avec succès et subit 4 fautes dans la moitié de terrain adverse. Traoré est signalé hors-jeu une fois durant le match.

Tarif minimum

Avec son nouveau but, Atik Traoré atteint désormais 15 goals en 10 matchs, toutes éditions confondues (2024, 2025 et celle de 2026 en cours). Il s’agit là d’une efficacité qui tutoie les standards des grands artificiers. Pour ceux-qui connaissent l’ancien international U-23, un but par match, c’est son « tarif minimum ».

Atik Traoré
Atik Traoré

3 buts dans le match, 3 points déjà arrachés dans cette 3ème édition de Miabécan, il y avait une forme de poésie dans cette soirée. L’instigateur de Miabécan joue, marque et gagne. Comme si l’homme qui avait imaginé la compétition refusait d’en être un simple hôte, mais plutôt son Goat.

Les 3 coups de sifflet finaux mettent fin au match. Pas à l’histoire. Atik Traoré rêvait de la CAN. La vraie. Celle des grands drapeaux, des foules immenses et des liesses africaines. Il voulait y entrer avec les Éperviers, ballon au pied et fierté au cœur. Puis la vie lui a proposé un autre scénario : ne pas ranger son ambition, mais la réinventer, Miabécan, sa CAN, la CAN de tout Togolais. Fais-nous rêver, Atik.

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