Togo : la communauté de Gapé Wonougba restaure 2 hectares des berges du fleuve Zio

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Mise en terre d'une pante. Zio, le 19 septembre 2025.
Mise en terre d'une pante. Zio, le 19 septembre 2025.

Gapé Wonougba, village de la commune Zio 4, a marqué un pas important dans la lutte contre le changement climatique. Le vendredi 19 septembre, sa communauté, avec une forte participation des femmes, a procédé au reboisement de 2 hectares des berges du fleuve Zio.

Plus de 4 000 plants de quatre (04) espèces tel que :  Enterolobium sp, Cola gigantea, Albizia lebbeck et Samanea samane, ont été mis en terre.

L’activité s’inscrit dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) pour un appui à la restauration de l’écosystème de la forêt galerie du fleuve Zio. Prévue initialement sur 1,75 hectare, l’opération a finalement permis de couvrir 2 hectares, grâce à la mobilisation de la population locale.

Reboisement
Reboisement

Ce projet est porté par la branche genre de l’ONG Centre d’assistance aux démunis et orphelins (CADO), en partenariat avec la commune Zio 4. Il est parrainé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dont la mise en œuvre est assurée par l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF) en partenariat avec d’autres structures parties prenantes.

L’apiculture comme source de revenus

Femmes, hommes et volontaires d’engagement citoyen (VEC) de la commune se sont mobilisés pour la mise en terre des plants. Objectif, restaurer la forêt galerie et renforcer la résilience de la communauté face aux effets du changement climatique.

« Restaurer les berges du fleuve Zio est aujourd’hui une nécessité environnementale et sociale. Ces zones constituent des réservoirs de biodiversité et des sources de revenus pour les communautés », a expliqué Awléssi, participante à l’opération.

Au-delà du reboisement, le projet introduit une activité génératrice de revenus : l’apiculture moderne. Une vingtaine de ruches seront installées dans la superficie reboisée au profit des femmes et jeunes bénéficiaires. Ceux-ci seront accompagnés par une formation pratique en apiculture moderne.

Selon la cheffe projet de l’antenne Zio à CADO, DOGBE Yawa Edzodzinam, « l’apiculture moderne viendra renforcer la motivation des communautés à entretenir les plants et à assurer une gestion durable de la biodiversité le long du fleuve ».

Suivi et protection des plants

Pour garantir la survie et la croissance des jeunes plants, une stratégie locale de surveillance participative est mise en place.

« Nous nous sommes organisés pour accompagner les plantes jusqu’à leur croissance. En cas de sécheresse, les femmes procéderont à l’arrosage, et des pare-feux seront créés pour éviter les feux de végétation », a assuré Tété Komi Mawuli, conseiller communal de Zio 4.

Le sergent des Eaux et Forêts, Ebè Kodzo Adèyèmi, a également promis de veiller à la sécurisation du site : « Je veillerai à protéger les plants contre les bêtes et les feux de végétation. »

Pour les initiateurs, cette action est une réponse à la dégradation des écosystèmes et à la perte de la biodiversité qui affectent les familles et communautés. « Il urge de restaurer ces zones et de renforcer la résilience des populations, afin d’accompagner la volonté politique du gouvernement togolais dans l’atteinte des objectifs climatiques », a conclu DOGBE Yawa Edzodzinam.

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